Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions

Mot du directeur

Octobre 2019

Tout d’abord, je souhaite remercier chaleureusement les membres du GERAD, et son bureau de direction, qui m’ont confié la responsabilité de notre centre de recherche pour les quatre prochaines années. Le texte ci-dessous est extrait de ma présentation, faite aux membres le 22 février 2019, pour proposer ma candidature au poste de directeur (j’ai édité quelques dates en octobre 2019 pour ce billet).

Je suis titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique d’entreprise du CNAM (France) et d’un doctorat en sciences économiques et sociales de l’Université de Genève (Suisse). Après mes études doctorales, j’ai rejoint en 1995 l’Institut Paul Scherrer (Suisse). Durant huit ans, j’y ai dirigé plusieurs projets de recherche analysant les politiques climatiques et énergétiques suisses et européennes.

Depuis 2003, je suis professeur (titulaire depuis 2015) au département de sciences de la décision à HEC Montréal, que j’ai dirigé entre juin 2016 et mai 2019. J’y enseigne principalement des cours d’aide à la décision aux niveaux gradués. En tant que chercheur, je me spécialise dans la modélisation des liens entre économie, énergie et environnement, particulièrement sous l’angle des changements climatiques. Je travaille ainsi avec plusieurs classes de modèles, comme le modèle TIMES de l’Agence Internationale de l’Énergie et des modèles dits d’évaluation intégrée tels BaHaMa (issu d’une collaboration au sein du GERAD) et MERGE (développé initialement à l’Université Stanford). J’utilise ces modèles d’une part pour analyser les politiques énergétiques canadiennes, et, d’autre part, pour étudier les différentes stratégies (atténuation, adaptation et géo-ingénierie) qui peuvent être déployées face aux menaces des changements climatiques. Un survol de ces différentes applications est proposé dans un article que j’ai écrit en 2018 dans la revue Environmental Modelling and Assessment (vol. 23, pp. 691-701). De plus, je codirige à HEC Montréal le Pôle E3 (depuis juin 2016), une plateforme multidisciplinaire d’expertise en énergie et environnement. Et je suis également éditeur associé des journaux Energy Strategy Reviews et Environmental Modeling and Assessment.

Je suis membre du GERAD depuis 2004. Mais mon attachement au GERAD remonte à bien plus longtemps. J’ai en effet effectué un premier séjour au GERAD en 1988 en tant que stagiaire, dans le cadre de mes études d’ingénieur en France. Puis, durant mon doctorat en Suisse, j’ai continué à effectuer régulièrement des séjours de recherche au GERAD. Pour moi, un des aspects les plus importants du centre est le volet collaboratif, et je profite pleinement des opportunités offertes en ce sens par le GERAD. Dans les dernières années, j’ai ainsi coécrit des articles avec plusieurs membres ; par ordre alphabétique : M. Breton, E. Delage, A. Haurie, R. Loulou, R. Malhamé, J.-P. Waaub, et G. Zaccour. Présentement, je travaille en particulier avec P. Caines, E. Delage, A. Haurie et R. Malhamé sur la thématique des réseaux électriques intelligents dans le cadre d’une subvention IVADO.

Au-delà de l’aspect scientifique, le poste de Direction du GERAD présente bien sûr une importante dimension administrative. Mon mandat à la direction du Département de sciences de la décision à HEC Montréal, de juin 2016 à mai 2019, m’a donné des habiletés fort utiles pour relever les défis liés à cette dimension.

Le GERAD bénéficie incontestablement d’une excellente réputation, tant nationale qu’internationale. Durant mon mandat, je souhaite en premier lieu contribuer à maintenir l’excellence de notre centre, par exemple, en favorisant la collaboration entre les membres et en veillant au recrutement de nouveaux membres de haute qualité. Je souhaite également que nous développions (voire renforcions) de « nouvelles » avenues de recherche, tant au niveau méthodologique (p. ex., développer les liens entre apprentissage automatique et optimisation) qu’au niveau des applications (p. ex., sur la thématique des villes intelligentes). Tout ceci devrait nous aider à profiter des nombreuses occasions qui s’offrent au GERAD, comme par exemple les partenariats industriels que l’on peut établir au sein de l’Institut de valorisation des données (IVADO), mais également nous mettre en bonne voie pour le renouvellement en 2021 de notre subvention du Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies au titre de regroupement stratégique.

Olivier Bahn